Les shergottites sont nommées d’après la météorite de Shergotty, tombée en Inde en 1865. Elles représentent la grande majorité des météorites martiennes. Ces roches sont des roches typiquement basaltiques, vraisemblablement arrachées à la surface de Mars à proximité de terrains volcaniques. Ainsi une origine possible est un cratère oblongue, prés des volcans ceranium tholus et uranium tholus, qui aurait permit une éjection de roches à des vitesses supérieures à la vitesse de libération martienne (la vitesse de libération est la vélocité nécessaire à un objet quelconque pour quitter la gravite d’un corps donné : Terre=11,186Km/s, Mars=5,06Km/s, Lune=2,37Km/s, Vesta=0,35Km/s…).
Les shergottites ont un âge de formation assez bas comparé à ceux nakhlites et chassignites, avec 200 millions d’années. Les shergottites peuvent se découper en trois groupes principaux :
• Shergottites
basaltiques, (b-shergottites)
Les
shergottites basaltiques ont été pendant
très longtemps la seule classe de
shergottite connue. Avec la météorite de
Shergotty, on y trouvait une autre
chute observée, celle de Zagami, en 1962. Les
découvertes des déserts chauds et
froids ont permis
de compléter les
collections. Les shergottites basaltiques sont
généralement des basaltes issus
de la cristallisation de magma en surface ou à faible
profondeur. De nombreux
spécimens montrent des cristaux de pyroxène
relativement longs et esthétiques.
Elles peuvent
présenter des évidences d'altération aqueuse.
• Shergottites
lherzolitiques, (l-shergottites)
Les
lherzolites ne sont représentées que part quelques
membres, principalement
découvert en antarctique. Elles tirent leur nom de la
localité de Lherz, dans
les Pyrénées françaises, qui est la
localité type de ce genre de roche (leur equivalent terrestre). En
effet les roches lherzolitiques sont de manières
très générales des roches
riches en olivines, typique du manteau primitif d’une
planète, que se soit dans
le cas terrestre ou le cas martien. L’existence de roche
lherzolitiques
martiennes sous formes de météorites suppose la
présence de phénomènes
géologique d’envergure sur la planète
rouge, ayant été capable de les ramener
à la surface. Les lherzolites montrent des
affinités avec les shergottites
basaltiques. La troisième et dernière classe
semble faire le lien entre elles.
• Shergottites
transitives, (o-shergottites et oo-shergottites)
Les découvertes récentes des désert chauds et froids ont apportées leur lot de spécimens étranges et nouveaux. Ainsi, des météorites martiennes présentant des caractéristiques transitoires entre basaltiques et lherzolitiques ont été mises en évidence. Ce sont des roches généralement riches en olivines (o-shergottites), avec parfois en plus la présence d’orthopyroxène (oo-shergottites). Deux météorites intéressantes à ce sujet sont les météorites EETA 79001 et NWA 1068. EETA 79001 est une météorite provenant de l’antarctique qui montre deux lithologies, l’une basaltique et l’autre de type o-shergottite, en contact directs. NWA 1068 montre un mélange riche en poches minérales refondues, qui semblent indiquer la chute de matériaux lherzolitiques dans une pâte basaltique, suivi d’un métamorphisme important. Elle est la première shergottite de ce type, appelée aussi picritique, et a servie comme référence pour l’étude du sol martien lors de la mission Mars Pathfinder.
EETA 79001
