Les
pallasites sont des météorites
composées pour moitiés de ferronickel et pour
moitié de silicates, le plus souvent des olivines,
à l’état "gemme". La
première
du genre fut découverte et récolté par
le naturaliste allemand Pallas en 1749,
lors d’une prospection en Sibérie pour le compte
de l’impératrice de toute les
Russies Catherine II. Il s’agit de la
météorite de Krasnojarsk. De retour en
Allemagne, Pallas en transmis un spécimen à un
ami et physicien
renommé pour ses travaux sur l’accoustique,
Ernst Chladni, qui
s’intéressait lui aussi de
près aux roches exotiques, et plus
particulièrement métalliques. En se basent
sur cet échantillon russe et quelques autres, Chladni popularisa, en ecrivant un
livret sur le
sujet, l’idée
que les météorites étaient
bien des pierres d'origine extra-terrestres, thèse
audacieuse dans son
contexte
historique. Pour rendre hommage au découvreur de la
météorite de Krasnojarsk,
il appela le nouveau type de roche
« pallasites »…
Certains
scientifique ont essayés, non sans humour, de relier les
pallasites à l’astéroïde
Pallas (dénommé selon la déesse
grecque), mais ce dernier semblerait plutôt
être relié au chondrites CR/CB/CH…
Les
pallasites, qui semblent résultées de la chute de
phénocristaux d'olivine dans du
ferronickel à l’état liquide (voir
schéma, typiquement calqué sur les
pallasites du groupe principal),
se divisent en trois sous-groupes, plus
un sous-groupe
encore en attente de validation :
·
Groupe
principal
Il
contient la majorité des pallasites connues, y compris les
seules chutes
observées… Les cristaux d’olivines sont
pris dans une matrice métallique
montrant une très grande affinité chimique avec
les sidérite IIIAB (très
courantes également), ce qui pourrait s'expliquer par un
corps
parent commun…
·
Groupe
des pallasites de type Eagle-Station
Les
très rares
pallasites de type Eagle-Station possèdent toutes des
olivines gemmes très
riches en fer, noyées dans une matrice métallique
riche en nickel, et ont de
grandes affinités chimique avec les chondrites CV/CO.
Le
métal de ces pallasites étant
lui-même proche d’un groupe existant, les
sidérites IIF,
il à été
récemment
proposé un model de corps parent carboné de cette
structure : roches
chondritiques en surface, roches métamorphisées
(type CV7, comme les météorites
NWA 1839/3133) en moyenne profondeur, une interface
cœur/manteau de type
Eagle-Station, un cœur de type IIF…
·
Groupe
des pallasites…non-groupées
Ce
groupe inclus toutes las pallasites ne pouvant rentrer dans
les deux catégories
précédentes. Mêmes si certaines de ces
météorites ne peuvent, comme dans le cas
de pallasites à
pyroxène, être
associées à une classe de sidérite
donnée,
certaines autres le peuvent tout en restant des trouvailles
isolées, que l’on ne
peu relier à d’autre pallasites de même
genre…c’est le cas de la
météorite de
Glorieta Mountain, et ça matrice du type IIICD…
·
Groupe
(possible) des pallasites à pyroxène
Ce groupe, composé de seulement trois meteorites à ce jour, et donc en attente de validation (il fautatteindre cinq membres au moins pour cela), présente une structure similaire aux autres pallasites, mais avec un remplacement des olivines gemmes par des cristaux de pyroxènes. Dans ce cas, aucune classe de sidérite ne correspond à la composition de la matrice métallique, mais il est supposé que ces pallasites proviendraient d’un corps parent proche du réservoir de formation des chondrites à enstatite et aubrites…
Pallasite
de Esquel, groupe principal
