Les Octaèdrites
Les
octaédrites représentent la
très grande majorité des sidérites,
incluant 13 groupes chimiques différents de
sidérites sur les 14 existants : IVA, IAB, IIAB,
IIIAB, IC, IIC, IIICD,
IID, IIE, IIIE, IIF, IIIF, IIG. Seule les IVB ne possèdent
pas d’octaédrites
dans leurs membres, du fait d’un très haut contenu
en nickel qui rend les
structures de cristallisation éventuellement
présentes très ténue et invisibles
à l’œil nu.
Le nombre
de membres par classes
est extrêmement variable, les classes chimiques des
octaédrites les moins
représenté étant celle des IIF (en
commun avec les ataxies) et IIG (en commun
avec les hexaèdrites). Quant au groupe le plus occurrent, il
s’agit de celui
des IIIAB avec plus de 250 membres.
Jusqu’aux
découvertes de
nouvelles météorites dans les déserts
chauds, les octaédrites étaient le type
massivement
majoritaire présenté dans les colletions
mondiales, avec pourtant un
pourcentage de chutes observées faible (4.5%). Cela
s’explique par plusieurs
facteurs. Les sidérites sont des roches plus
aisément différenciables que les
autres roches météoritiques, si on les compare
aux roches terrestres. Il suffit
de regarder leur densité, leur réaction au
magnétisme, leur dureté et cohésion
pour
comprendre qu’il s’agit de minéraux
étrange, et donc dignes d’êtres
ramassés
(plus que des chondrites ou achondrites qui ressemble plus à
de vulgaires
« cailloux »). De plus les
sidérites ont un temps de conservation
plus grand que les chondrites et achondrites,
l’écart étant d’autant plus
grand
que le climat est humide. Cela aussi a permit de nombreuses
découvertes
fortuites de sidérite, faute d’autres
météorites à découvrir.
Pour finir, on
peut aussi comprendre l’abondance des
météorites dans les cabinets de
curiosités, puis dans les musées, en se rappelant
que les sidérites sont généralement
des chutes multiples, avec des masses totales connues atteignant
facilement la
tonne.
Structures
de Widmanstatten, visibles sur les faces poiles d'octaédrites
attaquées à
l'acide nitrique