Les
nakhlites sont nommées
d’après la seule chute observée du
groupe, celle de Nakhla, en Egypte durant
l’année 1911. On prétend que cette
chute, sous forme d’une pluie de
météorites,
aurait fait au moins une victime, un chien qui se trouvait au mauvais
endroit
au mauvais moment !
Les
nakhlites ont un âge de
formation assez élevé, comparé aux
shergottites, avec environ 1,3 milliards
d’années. Composées principalement de
clinopyroxène, on pense qu’elles sont des
cumulas de la croûte profonde de Mars, même si
certaines études avancent
actuellement d’autres mécanismes de formation
plausibles. Les nakhlites
présentent en outres des traces
d’altérations aqueuses, dont certaines
relativement récentes (0,7 milliards
d’années) qui pourraient nous en apprendre
énormément sur les conditions de
présence d’eau sur Mars, aujourd’hui et
par le
passé.
Le nombre de nakhlites est très réduit, avec seulement cinq représentantes hors de l’antarctique : Nakhla, Lafayette, Govenador Valaderes, NWA 817 et NWA 998. Lafayette et Govenador Valaderes ont en fait été « redécouvertes » dans des réserves muséales en 1931 et 1958, sans indication de date de chute ni de lieu de découverte, et sont vraiment très semblables à celle de Nakhla ; il n’est pas à exclure que ces deux météorites soient en fait des spécimens de la chute originelle oubliés dans des fond de tiroirs.
Vue de la croûte de fusion de la météorite de Lafayette, orientée lors de sa
chute à travers l'atmosphère
