Il y a environ 4.57 milliards d’années, dans un des bras d’une galaxie spirale que nous appelons aujourd’hui « Voie Lactée », un gigantesque nuage de gaz et de poussières issue de l’agonie de quelques astres géants depuis longtemps éteints, rencontre une géante rouge en fin de vie. Ayant brûlée tout son carburant nucléaire, cette dernière explose violemment en éjectant 0.02masse solaire (soit 6000 masses terrestres) de poussières, déstabilisant le nuage de matière à proximité. Cet apport considérable d’énergie et de matière induit des perturbations qui vont conduire à la condensation du nuage en corps plus ou moins massifs, les futures planètes, astéroïdes et comète de notre système solaire.
Evolution
de la supenovae V838 observee durant 7 mois (taille finale environ 1,5
fois la taille du systeme solaire), et nebuleuse d'Orion, une pepiniere
de nouveaux systeme planetarire. Images satellite Hubble.
Les
chondrites sont les agrégats les plus primitifs des
éléments condensés à partir
de cette nébuleuse. En laboratoire, il a
été possible de reconstituer la chaîne
de condensation minérale, depuis
les hautes
températures régnant durant la
genèse de notre Système Solaire,
jusqu'à la température actuelle de
l’espace
interplanétaire (-
Toutes les chondrites, même si issues d’assemblages fort différents, suivent une même classification pétrologique principale, dont les premières bases datent de Van Schmus et Wood (1967). Cette « classification pétrologique » s'appuie sur le degré et la nature de l'altération affectant les chondres. On dénombre six catégories différentes d’altération. Le type 3 correspond aux matériaux originels non altérés, les type 2 et 1 à des degrés croissants d'altération aqueuse et enfin les types de 4, 5 et 6 à des degrés croissants d'altération résultant d'un métamorphisme thermique (transformation du fait de la pression et de la chaleur). Récemment, certains chercheurs on ajouter un type 7, à la limite entre chondrite et achondrite (des termes tel PAC, de l’anglais “Primitive Achondrite”, ou metachondrite apparaissent pour cette classe encore mal définie). Cette séquence se traduit visuellement et chimiquement ainsi :
Type 1 : absence quasi-totale de chondre, composition inhomogène
Type 2 : chondres nets et facilement discernables les uns des autres, composition inhomogène
Type
3 : chondres
très nets et parfaitement séparés, non
altérés, composition
inhomogène
Type
4 : chondres
assez bien individualisés, composition homogène
Type 5 : chondres encore discernables quoique avec difficulté, composition homogène
Type 6 : chondres mal définis, composition homogène
Type 7 : recristallisation et equilibration chimiques des mineraux quasi totale, présence éventuelle de reliquats de chondres, composition homogène
Comparaison
des differentes petrologies de chondres pour les chondrite LL
:
Type 3, 4, 5, 6 et 7
Ce nombre est rajouté à la classification représentative de la classe de la chondrite, ces classes étant listés et explicités individuellement dans l’arbre de classification generale. Par exemple une météorite à enstatite pauvre en métal de type pétrologique 5 sera noté EL5, une chondrite carbonee du genre bencubbinite de type petrologique 3 sera note CB3 etc etc…
-
Lorsqu'une
météorite présente deux types
pétrologiques différents, on sépare
les deux nombres
correspondants par
« / »
(par exemple pour une chondrite de H présentant les
type pétrologique
3
ET 5, on note H3/5).
- Lorsqu'une météorite présente des types pétrologiques différents ainsi que tout ceux qui leurs sont intermédiaires, on sépare les deux types extrêmes par le symbole “ - ”. Par exemple, pour une chondrite L présentant les types 3 A 6, on note L3-6.
- Le
type pétrologique 3 est subdivisé en 10
sous-catégories selon le degré de
métamorphisme subit, notées 3.0 à 3.9.
Depuis 2005 et les travaux de Jeff
Grossman concernant les effet du metamorphisme faible sur la diffusion
du trioxyde de dichrome
(Cr2O3) dans les
pyroxènes, on peut encore subdiviser les
type 3.0 à 3.2 en 3.0, 3.05, 3.10, 3.15, 3.20, ce qui permet
la recherche plus ciblée des
échantillons les plus primitifs et représentatifs
de la nébuleuse
solaire primitive.
Il
est à remarquer que cette notation, bien
qu'officialisée par la Meteoritical
Society, n'est pas toujours respectée à la lettre.