Les
Chassignites sont nommées
d’après la chute de Chassigny en France, durant
l’année 1815. Jusqu’il y a peu,
Chassigny était la seule représentante des
chassignites. Durant quelques années
une deuxième météorite de ce type
apparaissait dans les catalogues de réfvrence, celle de
Brachina, mais malgré de très nombreuses
similitudes, celle-ci fut finalement
reclassifiée comme la première des brachinites,
une classe d’achondrite
primitive. Très récemment, une
deuxième chassignite, dûment analysée
et
authentifiée, fut découverte par hasard dans un
lot de roches
considérées
comme douteuse, possiblement
d'origine terestre et non météoritique! Bien que
visuellement différentes de Chassigny, NWA 2737 est la
seconde chassignite
officielle.
Les
chassignites sont composées
presque entièrement d’olivine, en faisant donc une
roche de type dunite. Il
s’agit d’une formation ultrabasique contenant 95%
ou plus d'olivine avec un peu
de pyroxène, spinelle chromifère et parfois
d'amphibole. Cette roche est nommée
d’après la localité type, Mount Dun, en
Nouvelle-Zélande. Elle se forme
vraisemblablement par accumulation très précoce
d’olivine au fond d’une chambre
magmatique pauvre en silice, que se soit sur Terre ou sur Mars.
L'âge de cristallisation est plus élevé que celui des shergottites, mais similaire à celui des nakhlites, avec 1,36 milliards d’années. Il semble qu’une relation éxiste entre la genèse de ces deux dernières classes, même si au contraire des nakhlites, les chassignites montrent des anomalies de contenu en gaz nobles qui les éloignent de la composition de l’atmosphère martienne.
Fragment de la météorite de Chassigny, montrant une croute de fusion noire