Les Angrites
Les angrites tirent leur nom de
la seule chute observée du groupe, la
météorite de Angra Dos Ries (1879,
Brésil). Ce sont des roches très riches en
fassaites (pyroxène riche en titane
et aluminium), provenant d’un astéroïde
différencié relativement tôt dans
l’histoire du Système Solaire. Une
étude portant sur la météorite SAH
99555 à
d’ailleurs récemment donnée un âge de
formation pour les angrites de 4,5662
milliards d’années, soit seulement un million
d’année plus jeune que l'âge couramment
accorder au Système Solaire !!! Ces roches
pourraient donc être plus
vielles que certaines roches chondritiques, de véritables
« pierres de
Rosettes » de l'histoire de notre Système Solaire. Les
matériaux d’origine, à partir
desquelles ont été formées les angrites
par processus magmatique, pourraient être
des roches carbonées riche en inclusions
réfractaires (CAl’s) du type CM ou CI.
Une
autre particularité intéressante chez les
angrites, et notamment chez SAH 99555
et D’Orbigny qui sont les plus massives et les mieux connues,
est la présence
de vacuoles/bulles sphériques creuses pouvant atteindre la taille
remarquable du centimètre.
Deux théories rivales se sont affrontées pour
expliquer ces structures :
il pourrait s’agir soit de poches de gaz formées
lors de la recristallisation
rapide du magma, soit de poches qui incluaient des minéraux
solubles, disparus
depuis.
La
plus grosse angrite découverte est la
météorite de D’Orbigny. Cette pierre de
16,55
kg a été trouveé
en juillet 1978 pendant le travail a la charue d’un champ,
dépourvu de pierre massives, au sud de
la province de Bueno Aires. Du fait de sa forme qui ressemblait
à celle d’un
mortier et de sa taille unusuelle pour le lieu, elle fut récupérée en tant
que possible artefact précolombien. Ce n’est
qu’en 1998 qu’on soupçonna sa nature
météoritique et finalement en 2000
qu’elle
fut identifiée comme étant une angrite.

Masse principale de la météorite de D’Orbigny, Buenos Aires en 2000